ARTICLE DE LA PRESSE, 4 MAI 2005
COLLÈGE NOTRE-DAME-DE-LOURDES
MARIE ALLARD
Douze jours après le début du lock-out au collège Notre-Dame-de-Lourdes, de Longueuil, lespoir dun règlement prochain est mince. « Ça régresse plus que ça progresse », a dit hier Jean Grenier, conseiller syndical da la CSN affectée à la négociation.
Cest la surprise générale que la direction de cette école privée de Longueuil, fréquentée par 850 élèves, a décrété un lock-out le 22 avril. Les négociations, en cours depuis deux ans en vue de renouveler la convention collective des enseignants, avançaient trop lentement au goût de lemployeur. Deux points principaux font achopper les négos, soit laccès à la permanence et la tâche de travail, que la direction souhaite augmenter.
Les négociations intensives qui on et lieu le week-end dernier ont failli aboutir à une entente. La partie patronale a toutefois fait volte-face et quitté la rencontre à
« Pour linstant, il ny a pas de changement à la situation, a reconnu Claude Choinière, porte-parole du collège. On continue toutefois de négocier. » La prochaine rencontre est prévue pour le 5 mai. Une assemblée de parents devrait ensuite être convoquée pas la direction, mais lheure et la date doivent encore être fixées.
Il y a tout de même quelques bonnes nouvelles. Lexamen de français de cinquième secondaire, qui a lieu demain dans toute la province, sera reporté à une date ultérieure pour les élèves de Notre-Dame-de-Lourdes. Avis aux zélés qui voudraient étudier à la maison : la direction du collège vous offre daller récupérer vos affaires aujourdhui et demain, entre
Las dêtre tenu dans lignorance, le comité de parent du collège a par ailleurs porté plainte au ministère de lÉducation (MÉQ). Dans une lettre envoyée lundi, les parents dénoncent le manque de transparence et de jugement de la direction ainsi que lembauche dagents de sécurité pour vider le collège à lannonce du lock-out. Des recours en justice, que ce soit une mise en demeure ou une demande de mise sous tutelle, sont envisagés. Avec plusieurs conventions collectives à renouveler, cette situation tendue pourrait se répéter ailleurs. « Il y a actuellement deux groupes parmi les collèges privés : ceux qui veulent une augmentation de la tâche des enseignants et ceux qui nen demandent pas, a indiqué M. Grenier. Au collège St-Sacrement de Terrebonne, où la direction est adepte de la ligne dure, ils sont aussi dans une impasse. »